Débat : La violence dans les manifestations

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Débat : La violence dans les manifestations

Message par Admin le Jeu 28 Avr - 11:44

Débat : La violence dans les manifestations

Avant propos : ignorant si les noms et prénoms peuvent être rapportés, je mettrais uniquement les initiales par souci d'anonymat.

Sujets évoqués :
- La violence de certains manifestants / des forces de l'ordre
- La présence de l'armée durant les manifestations
- L'état d'urgence

Ceux qui faut retenir :
- La violence de certains manifestants / des forces de l'ordre :
Pensée 1 : Les organisateurs de la manifestation sont responsables de ces débordements. Ils devraient les contrôler.
Pensée 2 : Les organisateurs sont eux-mêmes débordés par des agitateurs dans leur rang et les provocations/actions des forces de l'ordre.
Pensées communes : Appel au calme et pacifisme, inquiétude face à la montée des tensions, se protéger.

- La présence de l'armée durant les manifestations :
Pensée 1 : Fruit d'une coïncidence ou non, elle est légale.
Pensée 2 : Elle est inquiétante et doit être condamnée.

- L'état d'urgence :
Pensée 1 : Cause des problèmes évoqués ci-dessus.

Synthèse des discussions par mail :
C. M.  nous transmet le lien d'une vidéo ( https://youtu.be/8NW007SCLhA ) et d'un article ( http://la-feuille-de-chou.fr/archives/87284 ) montrant des comportements violents de la part de certains manifestants, certaines forces de l'ordre, et la présence de militaire, le tout durant la manif du 9 avril à Strasbourg.

N. F. : provocateurs font des victimes collatérales

B. A. : Problème étant qu'il y a "beaucoup de crétins chez les gauchistes", mais problème plus grave : la pression des CRS et militaires, rempart de l'oligarchie, provocation de leur part

A. V. : Des provocateurs de la police au sein des manifestants pour jeter le discrédit.

Z. : Appelle à une résistance légale et pacifique même s'il s'attend à ce genre de problème.

N. F. : évoque des méthodes pour "limiter la casse" (mise à l'écart des violents inconnus, ne pas insulter, s'asseoir, s'enchaîner, s'asperger de peinture).

C. : amène de nouveaux témoignages de violence à Paris ( https://www.youtube.com/watch?v=nlN_9wFK5Oo )

C. M. : pense important de diffuser la première vidéo. Il s'agit de faire remonter le danger que représente une intervention des militaires afin qu'elle ne se reproduise jamais.

N. F. : voit dans cette vidéo une patrouille vigipirate pris à parti par des manifestants. "Rien d'anormal vu la tension latente et le risque d'émeute".

C. M. : insiste sur la différence entre la violence potentielle d'une intervention des forces de l'ordre équipées d'armes non létales et celle des militaires équipés d'armes létales.

J. H. : condamne des initiatives individuelles et un problème de commandement lorsqu'il évoque le comportement des militaires dans la première vidéo.

K. L. : apporte son regard de juriste  "il n'y a rien d'illégal à ce que les militaires soient là". Selon lui, le problème est la prolongation de l'état d'urgence.

Z. : déplore un glissement vers le domaine arbitraire de l'état d'urgence, incompatible avec l'état de droit "si sa durée n'est pas limité, ni justifiée par la conjoncture".

A. V. : reprend la citation de Kevin " L’engagement des armées en renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile en cas de crise majeure (...)" et se questionne sur la classification d'une manifestation comme "cas de crise majeure".

N. F. : parle de coïncidence sur la présence des militaires, et précise qu'ils n'ont pas pris d'initiative mais devaient appuyer si nécessaire les forces de l'ordre.

F. G. : s'interroge "Comment les militaires comptent appuyer la police sans utiliser leurs armes ?"

C. M. : s'inquiète de la hausse des violences durant les manifestations, et préfère que l'armée reste en dehors "de tout ça". Il prend l'exemple à Paris face à des intermittents : ( https://twitter.com/IntermittentsV2/status/724983164913987584 ) ( http://www.huffingtonpost.fr/2016/04/25/intermittents-odeon-echauffourees-crs-paris-video_n_9773822.html )

B. A. : se remémore la "fusillade de Fourmies en 1891" en réponse à la question de Floriane.

K. L. : relativise sur le changement d'époque et de contexte face à ce fait historique. Il préfère recentrer le débat non sur l'armée mais sur l'état d'urgence. Il appelle au pacifisme.

N. F. : Pour lui, les principaux responsables des violences sont les organisateurs des mouvements, pas préparés ni organisés. Il mentionne un équipement nécessaire durant les manifestations. Enfin, pour lui, les militaires "n'interviendraient que si des armes étaient sorties", et parle à nouveau de coïncidence.

B. A. : contredit Nicolas Falempin. Il parle d'un inversement de la charge de responsabilité lorsqu'on accuse les organisateurs des manifestations. Il fustige la violence politique bridant nos vies.

N. F. : insiste "Si les organisateurs se responsabilisaient, les forces de l'ordre ne pourraient intervenir, faute de motif suffisant, et le nombre de participant augmenterait"

C. M. : différencie l'organisation possible dans des petites manifs et dans des grandes. Selon lui, les provocations policières empirent les choses. L'enjeu est "notre droit de manifester pacifiquement".

G. L. L. : pointe une "avalanche de mail" et propose de reconduire le débat sur le forum.


A venir :
La discussion peut se poursuivre ici, si vous le souhaitez. Je ferais le résumé de ce 'qu'il faut retenir' pour les personnes ne voulant pas tout lire. Si vous trouvez à redire sur la présentation de ce post sur forum, n'hésitez pas à m'envoyer vos réactions par message privé.

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